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MICROFINANCE A FOUNDIOUGNE : La bonne gestion à l’ordre du jour

Foundiougne : En instituant une journée de la micro finance, c’est bien une façon pour le cadre de concertation des institutions mutualistes financières du bassin arachidier de faire bénéficier à ses membres une meilleure compréhension de l’art de la gestion.

Jeudi dernier à Foundiougne, les membres de cette institution qui regroupe plusieurs mutuelles et groupements d’épargne et de crédits encadrés par le Projet d’Appui à l’élevage (Papel) ont remonté le cours de l’histoire d’il y a 10 000 ans avant Jésus-Christ en interrogeant le code indien de Vadnugupta qui a replacé dans son véritable contexte cet art de la gestion. "C’est une somme de lois édictées en vue de régler la question des conflits opposant pasteurs et agriculteurs. Et que de ce fait, la gestion se définit comme un art d’administrer ou de gérer des biens communs ou individuels", déclare Léopold Sédar Senghor, caissier du groupement d’épargne et de crédit de l’Amicale des groupements du secteur de Foundiougne. Il présentait ainsi une communication sur le thème : "La bonne gestion d’une institution mutualiste financière" lors de cette journée de la micro finance qui en était à sa 9e édition.

Un sujet est très vaste dans le cas d’espèce. En ce sens qu’il s’agit d’une institution mutualiste financière et pour laquelle il convient de cerner les différents concepts et procédures pour une véritable bonne gestion.

Echanges d’expériences

Les différents participants qui étaient venus de Fatick, Foundiougne, Kaolack, Malem Hoddar et Nioro ont planché sur ces deux aspects tout au long de la journée. Une bonne manière d’échanger des expériences et de tracer des stratégies collectives comme l’a rappelé, Babou Gningue, coordonnateur du cadre de concertation de ces mutuelles au nombre de treize (13) dans le bassin arachidier. Un accent particulier a été mis sur les deux grandes parties essentielles sur lesquelles repose une institution mutualiste financière. A savoir : l’administration et la comptabilité. Du point de vue de Léopold Sédar Senghor : "si l’administration requiert l’identification des différents organes et responsables impliqués dans la gestion de l’institution ainsi que celle des ressources humaines et matérielles, il ressort que la comptabilité en décrit l’enregistrement des opérations, les différentes étapes".

Réussir la transition des GEC vers les mutuelles

Il ajoute cependant que : "les règles financières doivent se conformer de manière rigoureuse aux normes de gestion prescrites, régissant les institutions financières dont les concepts et procédures sont liés". Aujourd’hui, les membres du cadre de concertation des mutuelles encadrées par le Papel veulent s’entourer d’un maximum de garantie de manière à pouvoir remplir toutes les conditionnalités qu’impose la micro finance qui constitue une véritable expérience d’argent. "Mais aussi de manière plus directe, il s’agit pour nous de réussir la mutation des groupements d’épargne vers les mutuelles. Et en perspective tendre vers le système de réseaux des mutuelles", a souligné Babou Gningue. Mais cela ne peut passer que par une bonne politique d’organisation. Par la mise en place d’une assemblée générale organe suprême de l’institution financière, un conseil d’administration (CA), un comité du Crédit (CC) et un conseil de surveillance (CS). "Tout cela de façon à éviter l’anarchie, la pagaille dans la procédure de travailler avec méthode et organisation" ajoute Léopold Sédar Senghor.

MOHAMADOU SAGNE
Article paru sur le site web "Le soleil"